Retour sur expérience // la sophrologie

Certains le savent, le début d’année a été particulièrement difficile pour plusieurs raisons, mais nous mettrons ça sur un traditionnel « passage à vide » de l’hiver. J’ai donc eu besoin de trouver des moyens de me sentir davantage en paix avec moi même et de retrouver un équilibre que j’avais perdu. J’avais des millions de questionnements dans ma tête et j’avais du mal à reprendre le cours normal des choses. Sans entrer dans les détails, ce n’était pas une période très rose. C’est ma sœur qui a évoqué la sophrologie et m’a incité à essayer. Suite à cela, j’ai eu le contact d’une sophrologue par ma tata et je me suis lancée.

Quoi de mieux qu’une belle photo de la mer retirée et détendue pour parler relaxation ! Photo : SoLavL

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Xmas Marketing : mon top 10 des Calendriers de l’Avent !

De mémoire d’alsacienne, le calendrier de l’Avent était assez peu connu au delà des frontières de la Lorraine… lors de mon passage à Avignon il y a 4 ans, je me souviens des yeux ébahis face à mon petit sapin cousu et mes 24 cases de patience remplies de chocolat… On ne peut pas leur en vouloir, le Calendrier de l’Avent est allemand ! Il est arrivé au XIXème siècle dans certaines familles protestantes, destiné à faire patienter les enfant, l’idée de départ était de distribuer des images pieuses jusqu’au 25 décembre. Le XXème siècle a ajouté les chocolats mais cela est resté une tradition germanique (et en Alsace on aime bien prendre les traditions germaniques, surtout les jours fériés)

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À gauche, mon Calendrier de l’Avent, acheté et cousu main en Alsace, à droite une version plus contemporaine !

Et puis, depuis 2/3 ans, j’ai vu apparaître des calendriers de l’Avent partout… au delà des traditionnels Kinder au Monoprix du coin, ce sont des calendriers numériques qui sont crées chaque année sur Facebook ou sur site web dédié…

Je ne me risquerai pas à une analyse ou une critique de cette utilisation marketing d’une tradition allemande religieuse (Noël est un concept marketing en soi) et j’avoue me laisser tenter volontiers par ces petits calendriers et les lots qu’on peut y gagner. Au delà des calendriers des grandes marques (Promod, Naf Naf…) dont le but est de créer un petit jeu concours ou des bons cadeaux à gagner, les institutions (culturelles ou non) ont elles aussi leur petit calendrier ! Quel intérêt ? Finalement le même que pour n’importe quel produit de consommation : se donner une visibilité, toucher un public différent, apporter du ludique dans le rapport à l’institution, faire un clin d’oeil à Noël, faire gagner des lots mais aussi apporter de l’information d’une manière décalée… bref autant de raisons qui poussent des stratèges du social média avec leur community manager à créer un onglet sur la page Facebook, un site web dédié au jeu ou intégré à l’existant et à animer le tout durant le mois de décembre.

Je vous propose mon Top des calendriers de l’avent de cette année, après ce sera à vous de jouer pour y participer !

1. Cité de l’Architecture et du Patrimoine. Sur Facebook. Je ne peux pas passer à côté d’une de mes institutions préférées qui depuis 3 ans a développée une belle et vraie stratégie social media (grâce notamment à l’imagination du service communication et de Claire Gayet, que j’ai eu l’occasion de rencontrer lors d’un petit dej bloggueur !). Ils nous ont régalés pendant la coupe du monde d’un tumblr graphique fabuleux et original face à cet événement. Impossible donc de passer à côté du Calendrier de l’Avent ! Utilisation simple, un cadeau à gagner par jour, il faut gratter pour découvrir. Au delà d’un graphisme un peu faible (sans doute du à l’application facebook), c’est simple et on y retourne comme pour le chocolat (à bon entendeur, je ne fais que perdre !)


2. Calendrier du domaine public. Site web. Une belle nouveauté cette année, un calendrier « teasing » pour découvrir quels auteurs verront leurs oeuvres rentrer dans le domaine public dès janvier 2015. Rien à gagner si ce n’est de l’info. Chaque auteur est détaillé par un auteur différent ! Il ne s’agit pas d’une simple bio mais bien d’une chronique de la vie et l’oeuvre de l’auteur. Bref, c’est utile et c’est beau, que demander de plus ?


3. Musée National des Beaux-Arts du Québec. Sur Facebook. Au delà de l’Atlantique aussi on aime ouvrir des petites portes tous les jours. Ici pas d’applications Facebook, chaque jour, le calendrier et son prix sont affichés sur la page, il suffit de liker et partager pour tenter de remporter le gain. Moins ludique mais surtout gratuit ! Car les applications facebook ont un coût !


4. Google. Site web. Google nous régale au quotidien avec ses logos qui changent et ses petits jeux, pour l’Avent, on n’y coupe pas : un site rempli de mini-jeux, de vidéos et d’informations méconnues sur Noël sur fond de poursuite du père Noël dans un univers coloré et dynamique. Rien à gagner, tout pour le fun et l’info !


5. Cinéma. Site web. Dans la série dafuq ? Le calendrier des films de Noël réalisé par trois Yaourts. C’est kitsch à souhait mais ça ne mange pas de pain… et ça a le mérite de donner des idées pour vos soirées pyjamas.


6. Libération. Intégré au site. Libération propose de revenir chaque jour sur les bons moments de l’année 2014. Il y a 31 cases (car 24 c’est trop peu). Ils ont déjà abordé Philae et Thomas Piketty. L’idée est belle, dommage que rien n’ait été crée spécifiquement pour cela (un onglet special, un site dédié). Toujours rien à gagner si ce n’est se souvenir qu’il n’y a pas eu que des choses mauvaises cette année.


7. Calendrier de l’Avent des Indépendants du Jeu Vidéo. Site web. Plusieurs développeurs de jeux ont décidé de s’unir sur ce calendrier de l’Avent (en anglais) qui propose d’offrir des cadeaux aux joueurs tout en leur faisant découvrir un développeur de jeu. Étant baignée dans l’univers du jeu au quotidien (c’est ça un conjoint qui travaille à Quantic Dream), j’ai trouvé ce calendrier extrêmement bien fait et rend tout le mérite à ces travailleurs qui ne comptent jamais leurs heures !


8. L’avent des gifs. Site web. C’est l’agence Peexeo qui surfe sur la vague des gifs et des calendriers de l’avent en proposant de découvrir chaque jour un gif. Le site est lent (perso mon google chrome a largement bugué) mais ça fait toujours son effet.


9. British Museum. Sur Facebook. Pour le British : du simple sur Facebook, découvrir chaque jour une pièce du musée en suivant le hashtag #BMAdventCalendar. Rien de révolutionnaire, usage simple du calendrier pour faire découvrir le musée. Simple et efficace mais un peu trop… triste ?


10. 24 jours de web. Site web. Le pitch ? Le calendrier de l’avent des gens qui font le web d’après. Chaque jour, des articles Creative Commons dont les sujets ont été choisis après un appel sur Twitter. 24 jours de web est un site collaboratif organisé par Rémi Parmentier de HTeuMeuLeu, et basé sur une idée originale de Drew McLellan pour 24ways.org (pour les amis anglophones). Pour que l’utile soit également généreux, cette année le site se met en partenariat avec une association « Un Pas vers la Vie » et incite à faire un don. Si vous passez un certain montant de dons vous pouvez même repartir avec des ouvrages sur le web ! Bref c’est tout bon !

Voilà j’espère que cette petite sélection vous plaira, n’hésitez pas à partager vos calendriers de l’avent qu’ils soient culturels ou non ! Je n’ai pas mentionné ceux des grandes marques mais sachez que je suis ceux de marques de vêtements au quotidien (j’espère bien remporter des bons shopping !). Je vous souhaite 24 jours remplis d’infos, de culture et de gain jusqu’à Noël !

Exposer l’architecture pour le grand public : utopie ?

« L’architecture est le grand livre de l’humanité, l’expression principale de l’homme à ses divers états de développement, soit comme force, soit comme intelligence. » Victor Hugo, extrait de notre dame de Paris.

© Agathe Azzis / L'Internaute Magazine

© Agathe Azzis / L’Internaute Magazine

Pour mon premier article spécial #teamarchi, je voulais revenir sur un sujet qui m’a beaucoup interpellé lors de mes études en École d’Architecture et en Master Stratégie de Développement Culturel. Celui de l’architecture exposée. Une question m’a toujours taraudé : les expositions d’architecture sont-elles vraiment accessibles au grand public ?

Pour rappel, selon Pascal Amphoux, l’architecture n’existe que dans des procédures d’exposition (exposé au lieu, au climat, dans la ville…). Pour lui, exposer l’architecture relève du pléonasme, mais il explique qu’un bâtiment qui est exposé au sens où nous l’entendons n’est qu’une réplique. Exposer signifie «poser hors de». De fait, exposer l’architecture c’est la poser hors de son contexte d’origine : à la fois spatial, social et temporel. L’exposition devient, selon Pascal Amphoux, une «dis-position», une sorte de déplacement physique. Il existe alors trois types d’expositions de
l’architecture : un déplacement physique, une reproduction matérielle ou une simulation.

Lors de mon mémoire de fin d’études, j’étudiais et analysais la présence des outils de l’architecture (plans, coupes, maquette etc) comme outil de médiation dans les expositions d’architecture. Ma recherche s’était penché sur la Cité de l’Architecture et du Patrimoine autour de trois expositions : la Galerie des Moulages, La Galerie d’Architecture moderne et contemporaine ainsi que l’exposition temporaire « Vers de Nouveaux Logements Sociaux ». Je cherchais à comprendre comment était faite ces expositions, en m’interrogeant notamment sur la présence des outils de l’architecte tout au long des expositions, quand on sait le nombre d’année d’études qu’il faut pour comprendre une coupe, se repérer en plan… J’ai ainsi pu voir que les outils de l’architecture revêtent plusieurs fonctions qui peuvent perturber le public lors de sa visite.

> Outil de médiation/de représentation : que ce soit les plans, coupes et maquettes, images 3D, ces outils permettent de faire comprendre un édifice, un bâtiment au public.

> Enjeu historique et patrimonial : ces mêmes outils sont parfois « d’époque », issus de fonds d’archives, ils sont donc à la fois « oeuvre » mais également « outil de médiation », cette double fonction tend à perturber le public sur ce qu’il voit. C’est le cas des maquettes qui sont objets de médiation et objets d’art.

Ainsi, les différences d’utilisation des outils de  l’architecture et leur polyfonctionnalité semblent venir  de la conception même de ces expositions. Les architectes vont davantage utiliser les outils dit propres à l’architecture (plan, coupe, élévation, maquette) là où les conservateurs et médiateurs vont privilégier les outils iconiques (photographies, maquettes, schémas). Dans les deux cas, l’ambigüité demeure, les outils de l’architecture ont diverses fonctions qui rendent leur compréhension difficile pour un public non averti. La présence du plan ou de la maquette, à la fois comme objet de médiation et d’expôt, donne à l’objet un caractère particulier. En tant qu’objet patrimonial, a-t’il son « aura » ? En tant qu’objet de médiation, est-il efficace ? Que penser de cette maquette, à la fois impressionnante de mise en œuvre (pour les moulages) mais aussi intéressante pour ce qu’elle montre ? Est-ce que cette double fonction n’est-elle pas difficile à comprendre pour le public ? Ne se sent-il pas démuni face à cet objet dont il ne comprend pas bien la fonction ? Cette maquette est sous verre as t’elle plus de valeur que telle autre ? Cette polyfonctionnalité est-elle nuisible à la compréhension du parcours de l’exposition ? Dès lors, est-ce à l’architecte d’expliquer l’architecture ?

Cette dernière question, peut en fâcher plus d’un, qui mieux que l’architecture pourrait parler de l’architecture ? Pourtant, si les architectes disposent du savoir scientifique du métier et de son histoire, sont-ils vraiment à même de réaliser une exposition « grand public » de l’architecture ? Si nous prenons l’exemple des expositions scientifiques : ceux qui conçoivent l’exposition, muséographes et scénographes, consultent les spécialistes scientifiques sur un sujet donné, avant de chercher tous les moyens scénographiques pour transmettre ce savoir de façon intelligible pour un public large, c’est un rôle de médiateur. De plus, la plupart des expositions d’architecture sont réalisées (scénographiquement) par des architectes… il n’y a qu’à voir l’exposition sur Tschumi… ce qui m’interroge sur le réel recul de ces expositions… !

Il n’y a pas de solutions au problème posé, l’architecture est un art, une science, une discipline d’une telle complexité que la rendre intelligible au plus grand nombre n’est pas évident… et est-ce vraiment le but ? Quand on voit que ces nouvelles institutions destinées à exposer l’architecture sont si récentes, il faut peut-être attendre avant que ces expositions se déploient vers un public plus large. Le problème s’est déjà posé avec l’art contemporain, et la sensation que, sous couvert de vouloir toucher à tout le monde, on finit par ne toucher qu’une tranche avertie de la population. Cela pose la question : Faut-il donc déjà comprendre et connaître l’architecture pour pouvoir pleinement profiter de ces expositions ? Il est clair qu’on ne peut pas utiliser uniquement la photographie et l’image de synthèse pour parler d’un bâtiment, cela ne montrerait qu’une facette des projets exposés…

Ce travail peut mériter une réelle étude des publics dans l’ensemble des institutions qui parlent de l’architecture : Cité de l’Architecture et du Patrimoine, Pavillon de l’Arsenal, Galerie de l’Architecture, CAUE, Maisons de l’Architecture etc.

En attendant, l’architecture est une chose bien trop importante pour ne pas continuer à l’analyser, la questionner, l’exposer…

J’attends vos retours, impressions, avis sur cette vaste question, celle-ci est bien trop complexe pour ne tenir que dans un article, cela mérite donc bien sûr d’être étudié en profondeur, avec études de cas etc !

Si ce sujet vous a intéressé, vous pouvez télécharger mon mémoire de fin d’étude ici :  Mémoire-LAVELLE

Sujet : La polyfonctionnalité des outils de l’architecture en contexte muséal. L’exemple des collections permanentes et temporaires de la Cité de l’Architecture et du Patrimoine.


Bibliographie :

– ALLAIN Caroline. 2000. Quelles relations entre une exposition et l’architecture du lieu d’installation. Mem. : DEA : Muséologie. Avignon

– AMPHOUX Pascal. 2003. Exposer l’Architecture, propos autour d’un pléonasme fondateur. Article à lire ici :

http://doc.cresson.grenoble.archi.fr/opac/doc_num.php?explnum_id=44

– COHEN, Jean-Louis. EVENO Claude. 2001 Une cité à Chaillot. Les éditions de l’imprimeur, Besançon.

– DAVALLON Jean. 1996 « L’architecture, objet d’exposition ? » Chap in Bideau Alain (dir.) L’architecture : collection, recherches, programmes. Collection « Les chemins de la recherche» n°38. Montréal : centre canadien d’architecture ; Lyon : Centre Jacques Cartier

– GOETZ Benoît, MADEC Philippe, YOUNÈS Chris. 2009 Indéfinition de l’architecture. Éditions de la Villette. Passage.

– HAMMAD Manar. 2006. Lire l’espace, comprendre l’architecture. Limoges : Pulim

– KINGA Grzech, 2003 la scénographie d’exposition, une médiation par l’espace. La lettre de l’OCIM. n°85 janvier-février pages 25-27

– TEXIER Simon. 2009. L’architecture exposée : La cité de l’architecture et du patrimoine. Paris : Gallimard.